Observatoire Multidisciplinaire des Instabilités de Versants




Séchilienne: introduction

Présentation du site réalisé par le CNRS image pour la visite virtuelle du LGIT

Contexte général
Le mouvement de versant de Séchilienne (Fig. 1) affecte des micaschites à foliation subverticale. Le versant, découpé par 3 réseaux de fractures verticales (ENE-WSW), montre des dépressions de plusieurs centaines de mètres de long et des escarpements de plusieurs mètres de haut dont un sommital de 30 mètres de haut (Mont-sec, limite Nord). L’absence d’érosion glaciaire et de dépôts dans les dépressions montre une origine post-glaciaire.  La partie très active estimée à un volume de 3 à 5 millions de m3 ne représente qu’une partie d’un mouvement d’ensemble pouvant atteindre les 100 millions de m3. Le taux de déplacement varie de quelques cm à quelques dm par an

Figure 1 : MNT du site de Séchilienne et photographie du mouvement
Fig 2: Sismicité le long de la faille bordière de Belledonne [1989, 2000] (SISMALP, Thouvenot et al., 2003).


Fig. 3: corrélation entre pluviométrie et déplacements en novembre 2002 (Pothérat, communication personnelle).




Facteurs aggravants potentiels
Corrélation évidente avec la pluviométrie. Présence de la faille active bordière de Belledonne (Fig. 2).

Risque-enjeux
Très élevé. Remplissage possible de la vallée très étroite, puis création d’un lac de barrage naturel et d’une vague se propageant vers la zone urbaine de Grenoble et notamment des usines chimiques de Jarrie. 

Dispositif d’observation permanent existant
  • Un système de surveillance est installé par le CETE de Lyon depuis 1986, progressivement développé et automatisé au cours des années. Il comprend des capteurs pluvio- et nivométriques, 27 bases extensométriques (ouverture de grandes fractures), des mesures géodésiques par laser (41 repères) depuis le versant opposé et depuis 2000, des mesures GPS et radar de contrôle.
  • Un réseau de polarisation spontanée en surface et dans la galerie de reconnaissance depuis 2005.
  • 2 stations sismologiques dans la zone instable depuis mai 2007, puis une station 24 voies installée en avril 2008 dans la galerie de reconnaissance

Autres mesures disponibles
  • Campagnes de géophysiques (PS, sismiques, électriques, électromagnétiques, bruit de fond sismique).
  • Relevés de fractures effectués dans la galerie de reconnaissance (atteignant 240 m de longueur)
  • Mesures sismologiques temporaires .