Observatoire Multidisciplinaire des Instabilités de Versants



Trièves

Glissements de terrains et séismes "majeurs" "récents" dans le Trièves:



La région du Trièves est une vaste dépression à fond accidenté, d’une superficie d’environ 300 km2, drainée par le Drac et ses affluents. Des argiles litées s’y sont déposées dans un lac de barrage glaciaire quaternaire sur une épaisseur maximale de 150 m. Dans ces argiles, les observations montrent que des phénomènes d’instabilité apparaissent dès que la pente dépasse 8 à 10°. Des lacs d’origine similaire mais de dimension plus réduite (Baumont, Champsaut, Matheysine) se sont créés aux environs de Grenoble à la même époque. Ces zones sont également soumises au même aléa, comme l’a montré le glissement de la Salle en Beaumont du 8 janvier 1994 qui a fait quatre victimes et détruit 6 habitations. 
    La région du Trièves est par ailleurs soumise à des séismes locaux et régionaux (Laffrey, 1999 ML=3.8 ; Monteynard, 1979, ML=4,2). Ces tremblements de terre, dont l’effet est certainement amplifié en raison de la structure géologique particulière du Trièves, sont susceptibles de jouer un rôle déclencheur ou aggravant vis-à-vis des glissements de terrain.

Fig 2:  Extension glaciaire et lacs glaciaires au cours de la dernière glaciation (Würm) aux environs de Grenoble (d'après Montjuvent, 1980 et Kerckhove). Les lacs ont été remplit  ar des alluvions argilo-limoneuses. Aujourd'hui, 15% de la superficie totale sont en mouvement plus ou moins actif.