Observatoire Multidisciplinaire des Instabilités de Versants



Utiku


Contexte
Les déclenchements de glissements de terrain par des séismes peuvent avoir des conséquences socio-économiques dramatiques, comme attesté récemment par le grand nombre du chutes de blocs et de glissements de terrain déclenchés par le fort séisme de Sichuan (M=7.9, 12 Mai 2008), par le séisme modéré de Colombie (M=5.6, 24 Mai 2008) ou par le séisme de Chi-Chi (Taiwan, 1999, Ml=7.6) suite auquel plus de 20000 mouvements de terrains ont été reportés (Dadson et al., 2004)! L'impact des séismes sur les mouvements de terrain est cependant peu étudié car peu de glissements de terrain font l'objet d'un suivi temporel multi-méthodes à l'échelle mondiale (au minimum géodésie, et sismologie). L'analyse des effets de site (linéarité, dépendance azimutale) et la modélisation de différents scénarios sismiques affectant la dynamique du mouvement sont fortement bloquées par la faible activité de cette faille active et un taux de récurrence de séismes de magnitude faible à modérée extrêmement lent.

Projet
Pour palier à ces manques, nous avons instrumenté pendant 12 mois (novembre 2008 à novembre 2009, 6 capteurs/stations du réseau RISK) le glissement de terrain d'Utiku (Ile du Nord, Nouvelle-Zélande), qui se situe dans une région sismiquement active. Ce travail est effectué en collaboration avec le GNS, qui a instrumenté ce mouvement au niveau géodésique (GPS permanents) et en forages. La Nouvelle-Zélande a été marquée par un très fort nombre de glissements de terrain co-sismiques par le passé. Le glissement de terrain d'Utiku est un glissement d'effondrement formé de grès et de silts, il concerne plusieurs dizaines de millions de m3, atteignant des profondeurs de l'ordre de 70 mètres, et est très actif a l'heure actuelle (plusieurs mètres/an).

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